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Poème

Auteur du poème : mich
Date de publication : 01/10/07
Type de poème : Tristesse
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quelle mort?

 

Texte 11 : Quelle mort ?

Périr fauché, percuté dans la rue

Tête en l’air et imprudence mortelle

Giclée de sang et lambeaux de cervelles

Les yeux ailleurs cloués sur la voiture

Périr d’amour, jalousie passionnelle

Le couteau a eu raison de ses veines

Le sang se déverse vers les enfers

Sa femme l’attend, tuée par sa haine

Périr à la naissance, femme en pleure

Remplace les larmes de son enfant

De ce monde il ne verra pas les heures

Au fil desquelles sa vie prendrait sens

Périr poignardé, étranglé, battu

Par une bande de lâches, assassins

Souvent pour un sous, souvent pour un rien

Dans les journaux, un fait divers perdu

Périr dans le caniveau, aux ordures

Misère et pauvreté au pied du mûr

Duquel les gens le regardent de haut

Pour eux, sa puanteur a fait défaut

Périr entouré de tous ces amis

Vie comblée et le visage paisible

Cœur en paix de savoir sa descendance

Accomplie, celui là a de la chance

Périr infecté, virus vicieux

Se glisse au crépuscule, silencieux

Le fera trépasser dans ces souffrances

D’une boule noire au creux de sa panse

Périr de ne rien faire d’un ennui

Dévorer le dimanche après midi

« Vivement Dimanche » avec Drucker

Sur sa télé mettre un coup de carsher

Périr droguer, seringue dans les chiottes

Du Macumba club, petite sotte

Soumises, dealers ont fait de ta chaire

Une fausse à purin fait de pervers

Périr sur l’immense champ de bataille

Le guerrier courageux à l’agonie

Ou l’enfant tombé, le pied sur la mine

Envolé, triste oiseau sous la mitraille

Périr au massacre du génocide

Leurs mains salies par le sang des cries

Le reste du monde a fermé ces yeux

Un monde bien rond voulant vivre vieux

Périr atteint de son propre succès

Les palais dorés et tout ces excès

L’ont déconnecté et il a perdu pied

Le bonheur, jamais il a su trouver

Il y a mille et mille façon de mourir

Un peu de destin, un peu de soi-même

Alors on essaie d’oublier pour rire

A chacun sa mort, à chacun sa paix

La faucheuse ne nous épargne pas

Bon ou mauvais elle n’a pas de pitié

Même si j’aimerais garder espoir

Croire en un paradis d’éternité…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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